Source d'inspiration :
Le punk rock est un genre musical dérivé du rock, apparu au milieu des années 1970, associé au mouvement punk de cette même époque. Précédé par une variété de musique protopunk des années 1960 et du début des années 1970, le punk rock se développe surtout entre 1974 et 1976 aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Des groupes comme les Ramones, les Sex Pistols, et The Clash sont reconnus comme les pionniers d'un nouveau mouvement musical.
Les groupes de punk rock, s'opposant à la lourdeur qu'ils jugent excessive et à l'institutionnalisation du rock populaire des années 1970, créent une musique rapide et rude, généralement servie par des chansons de courte durée, une instrumentation simplifiée et des paroles souvent chargées de messages politiques ou nihilistes. Le mouvement punk, associé au genre, exprime une rébellion jeune et est caractérisé par des styles vestimentaires distinctifs, une variété d'idéologies anti-autoritaires et une attitude do it yourself.
Le punk rock est rapidement devenu un phénomène culturel majeur au Royaume-Uni. En majorité, les racines du punk se trouvent dans des scènes locales qui ont eu tendance à rejeter toute connexion avec les courants musicaux dominants. Pendant les années 1980, des styles encore plus rapides et agressifs, tels que le punk hardcore et la Oi!, ont évolué et sont devenus une composante importante du paysage punk. Des musiciens s'identifiant ou s'inspirant du punk rock lui ont permis de s'élargir et se diversifier. Ces pratiques ont notamment donné naissance au mouvement rock alternatif. À partir du milieu des années 1990, de nouveaux groupes de pop punk comme Green Day ou The Offspring offrent au genre une nouvelle popularité plusieurs décennies après son émergence.
La première vague de punk rock a eu pour but d'être agressivement moderne, s'écartant de la musique sentimentale du rock du début des années 1970. D'après Tommy Ramone, le batteur des Ramones :
« Dans sa forme initiale, beaucoup des trucs [des années 1960] étaient innovants et excitants. Malheureusement, ce qui se passe c'est que les gens qui ne pouvaient pas tenir une bougie aux goûts de Hendrix commencèrent à s'en aller. Peu après il y avait des solos sans fin qui n'allaient nulle part. Déjà en 1973, je savais que ce dont il y avait besoin c'était du rock 'n' roll pur, nu, et sans conneries insensées. »
John Holmstrom, éditeur et fondateur du fanzine Punk, se souvient avoir pensé que « le punk rock devait arriver car la scène rock de l'époque était devenue si docile que [des artistes] comme Billy Joel et Simon et Garfunkel se faisait catégoriser dans le rock and roll, alors que pour moi et d'autres fans, le rock and roll signifiait cette musique sauvage et rebelle ». D'après la description du critique musical Robert Christgau, « c'était aussi une sous-culture qui rejetait dédaigneusement l'idéalisme politique et l'absurdité flower-power du mythe hippie ». Patti Smith, au contraire, suggère dans son documentaire 25 Years of Punk que les hippies et les punks sont tous deux liés par une mentalité contestataire commune. Dans certains événements, certaines figures du punk rock affichent non seulement le rejet du rock grand-public et de la culture à laquelle il est rattaché, mais aussi à leurs propres prédécesseurs. The Clash, par exemple, a déclaré : « Pas d'Elvis, de Beatles, ou de Rolling Stones en 1977 ». L'année précédente, lorsque la révolution punk rock a commencé en Grande-Bretagne, est censée être une « Année Zéro » à la fois musicale et culturelle. Bien que la nostalgie ait été abandonnée, beaucoup d'artistes de la scène ont adopté une attitude nihiliste qui peut être résumée par le slogan des Sex Pistols, «
No Future »
Pour le souvenir d'un évenement innoubliable :
WOODSTOCKLe Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Fair, ou Woodstock) est un festival de musique et un rassemblement emblématique de la culture hippie des années 1960. Il eut lieu à Bethel sur les terres du fermier Max Yasgur aux États-Unis, à une soixantaine de kilomètres de Woodstock dans l'État de New York.
Organisé pour se dérouler du 15 au 17 août 1969 et accueillir 50 000 spectateurs, il en accueillit finalement plus de 450 000, et se poursuivit un jour de plus, soit jusqu'au 18 août 1969 au matin.
Le festival accueillit les concerts de 32 groupes et solistes de musiques folk, rock, soul et blues. Le budget de rémunération des artistes atteignit au total 200 000 dollars. C'est un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire, classé par le magazine Rolling Stone parmi les « 50 moments qui ont changé l'histoire du Rock and Roll ».
L'événement a été immortalisé par le film de Michael Wadleigh, les photos d'Elliot Landy, l'album tiré du film et enfin la chanson de Joni Mitchell Woodstock qui commémore ces journées et qui est reprise par Crosby, Stills, Nash and Young.
Des morceaux joués à Woodstock deviendront légendaire, comme le Star Spangled Banner revisité par Jimi Hendrix dans un solo de guitare où il immortalise des bombardement de B-52 pendant la guerre du Vietnam, le Soul Sacrifice de Santana avec un solo épique de batterie, le Fish Cheer/I-Feel-Like-I'm-Fixing-To-Die-Rag de Country Joe McDonald avec la phrase légendaire : «
Give me a F! Give me a U! Give me a C! Give me a K! », I'm Going Home de Ten Years After, où le guitariste Alvin Lee essaie de trouver un titre de guitariste le plus rapide, le With A Little Help From My Friends des Beatles repris par Joe Cocker et le Freedom chanté par Richie Havens.
Le festival est né d'une idée commerciale. Michael Lang, jeune hippie ayant auparavant organisé le Miami Pop festival, qui a réuni 400 000 personnes, voulait tirer de la recette d'un nouveau festival, les fonds suffisants à l'achat de son propre studio d'enregistrement, Media Sounds. Ce studio se trouvait à Woodstock, où ont vécu de nombreuses stars comme The Band et Tim Hardin. Aidé de son voisin le chanteur et parolier Artie Kornfeld, alors vice-président de Capitol Records (aujourd'hui Laurie Records), il convainc deux jeunes entrepreneurs de la ville de New York, avec lesquels il fonde Woodstock Ventures, d'investir avec lui. John Roberts et Joel Rosenman, alors âgés de 24 ans, avaient diffusé dans le Wall Street Journal et le New York Times l'annonce suivante : « Jeunes hommes avec un capital illimité cherchent des occasions d'investissement intéressantes et des propositions d'affaire ».
La manifestation devait initialement avoir lieu à Wallkill, à 50 kilomètres au sud de Woodstock. La population de ce village refusa ce festival chez eux. Le fermier Yasgur Max (né en 1919 et mort en 1973) leur loua finalement son domaine, White Lake à Bethel, un terrain de 243 hectares, pour 50 000 dollars (suite à un procès intenté par ses voisins, ce dernier fut condamné à leur reverser 35 000 dollars de dommages et intérêts pour les dégâts causés par les visiteurs).
Toutefois, l'appellation de « Woodstock » est conservée. Le nom complet du festival est The Woodstock Music and Art Fair. Il devait officiellement se tenir en hommage à Bob Dylan, mais celui-ci étant alors à Bearsville, son nom fut retiré du haut de l'affiche.
« Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur ».
Cette publicité ne prévoyait ni le nombre de spectateurs (évalué à 450 000), ni les embouteillages colossaux qui en découlèrent, ni la pluie, ni la boue. La programmation en fut perturbée : Richie Havens ouvrit le festival à la place du groupe Sweetwater, bloqué dans la circulation ; les artistes qui ne pouvaient accéder au site y furent finalement amenés en hélicoptère de l'US Army. Ceux-ci furent également utilisés pour pourvoir aux besoins de la foule en eau, nourriture et médicaments.
À la fin de la première journée, quand les barrières qui délimitaient le site eurent disparu, les organisateurs décidèrent d'en rendre l'accès gratuit ; « From now on, this is a free concert ! »
Les plus grands noms de la scène rock sont présents. Pour certains artistes comme Joe Cocker, Woodstock sera un accélérateur de carrière. Jimi Hendrix clôt le festival à l'aube du lundi 18 août : il ne reste que 30 000 spectateurs.
Le festival fut à la fois un des points culminants de la contre-culture des années 1960 et de la culture hippie et la fin du flower power.
La région fut peu après déclarée zone sinistrée mais aucune violence ne fut cependant rapportée .
Trois décès (une overdose, une appendicite mal soignée et un accident de tracteur) et deux naissances eurent lieu pendant l'événement, qui causa en outre le plus important embouteillage de l'histoire des États-Unis.
Dans un premier temps, et en raison du nombre important de personnes qui entrèrent gratuitement, le festival fit perdre énormément d'argent à ses organisateurs mais, suite aux ventes des enregistrements du festival (audio et vidéo), ils devinrent bénéficiaires. En effet, si Woodstock est le point important de la contre-culture et de l'« anti-capitalisme » pacifiste, les organisateurs durent revendre les droits à la Warner pour régler leurs dettes.
« Si Woodstock est devenu une légende, et est resté aussi présent dans l'imaginaire collectif mondial, c'est bien parce qu'il est non seulement un événement musical, mais aussi un événement historique »